Interview: Mathilde De Ramel des rhums Clément



Publié le 06 octobre 2016

Publié par Rédaction

Catégorie Rencontre

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RumGazette a rencontré Mathilde de Ramel, qui est la brand ambassadrice des rhums Clément en Italie, lors de la dernière édition du ShowRum. Elle a bien voulu répondre à nos questions et nous expliquer en quoi consiste sa vie d'ambassadrice.

RumGazette: Mathilde, tu es brand ambassador pour les rhums Clément en Italie. Beaucoup de gens se demandent à quoi sert un brand ambassador et remettent même en cause leur rôle. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton activité au quotidien et pourquoi le travail de brand ambassador est un métier à part entière selon toi?

Mathilde De Ramel: Le Brand Ambassador incarne une marque et ses produits. Il donne un supplément d’ âme à un produit de consommation. Aujourd’hui, le rôle du Brand Ambassador est fondamental pour le développement des produits premium. En tant que Brand Ambassadrice des Rhums Clément, je suis le relais de la marque auprès des nombreux agents de notre distributeur et de leurs clients. J’essaie chaque jour de transmettre ma passion du rhum, plus particulièrement du rhum agricole, aux consommateurs Italiens. J’ai à la fois un rôle commercial et marketing. Je suis chaque jour aux quatre coins de l’Italie à organiser des formations, des dégustations, des soirées et des salons.

RG: Le marché italien est encore retissant face au rhums agricoles des Antilles françaises, comparé au marché français, mais a beaucoup évolué ces dernières années. Peux-tu nous expliquer à quoi est dû cet intérêt en Italie et comment le marché a évolué ces dernières années?

 

Mathilde: En Europe, L’Italie est le premier marché export des rhums Clément après la France. Les Italiens sont fous de rhum ! Il y a près de 25 ans les italiens ont commencé à importer des rhums styles espagnol après leur voyage aux Caraïbes. Comme pour toutes choses le palais s’éduque, grandit et tend toujours à délaisser le sucré pour un produit plus complexe. Ils ont peu à peu fait le parcours du rhum style espagnol, au rhum style anglais, jusqu’à arriver au rhum agricole. De plus, les Italiens ont un palais très raffiné grâce aux produits de leur terroir et ne sont pas liés historiquement à un style de rhum particulier, comme ce peut être le cas en en France en Espagne ou en Angleterre.

RG: Vu que l’Italie est également le pays de Luca Gargano, peux-tu nous donner ton avis sur sa nouvelle classification des rhums, qui créer un certain remous dans le monde du rhum actuellement?

Mathilde: Quand Luca m’a demandé que je pensais de sa classification, je lui ai répondu très honnêtement que je souhaiterais qu’un jour tout le monde comprenne cette organisation du monde des rhums. La réalité du marché est malheureusement toute autre. Je dialogue encore aujourd’hui avec des personnes qui ne savent pas qu’un spiritueux nait transparent! Aujourd’hui je m’appuie sur le monde des rhums pour faire comprendre aux consommateurs qu’il n’y a pas un rhum mais différents styles de rhums.

RG: GBH, propriétaire de la marque Clément, a récemment repris St. Lucia Distillers à Sainte-Lucie. Penses-tu que le fait de s’allier à une distillerie de mélasse puisse être un atout pour conquérir d’autres marchés en parallèle du rhum agricole?

Mathilde: L’acquisition de St Lucia Distillers permet d’élargir le portefeuille de rhum du groupe GBH. Il permet assurément de conquérir de nouveaux consommateurs et de faire grandir la culture du rhum. Deux iles si proches et deux styles de rhum si différents, fascinant ! Comme je répète sans cesse il y a de la place pour tous les rhums de qualité ! Le rhum a encore des parts de marché à conquérir dans le monde des spiritueux. Regardez la multitude d’étiquettes de whisky chez un caviste par rapport au rhum !

RG: L’Agricole Tour, qui représente également les rhums Clément, a fait un passage par le ShowRum de Rome. Penses-tu qu’attaquer les marchés internationaux ensemble, avec d’autres marques de Martinique et de Guadeloupe,comme le fait les Ron de Venezuela ou les rhums de l’île Maurice, puisse être une stratégie intéressante pour développer le rhum agricole à l'étranger?

Mathilde: J’ai tout de suite appuyé l’initiative de l’agricole tour. A l’export, L’union fait la force ! Nous sommes une petite catégorie dans le vaste monde des rhums. L’agricole tour nous permet d’être présents sur plusieurs salons et nous donne une plus grande visibilité sur un évènement. J’ajouterais que le retour  des visiteurs du Showrum a été très positif. On œuvre ensemble pour une vraie reconnaissance du rhum français.

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Rédaction Rumgazette.com

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