Cydric Féréol et Saveur Soleil: Les Antilles Françaises au cœur de Montréal



Publié le 07 octobre 2016

Publié par Annie Des Groseilliers

Catégorie Rencontre

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Restaurateur antillais à Montréal, Cydric Féréol a répondu aux questions de notre correspondante sur place pour RumGazette.

RumGazette: Cydric Féréol, vous êtes originaire de la Guadeloupe. Quelques mots sur votre parcours avant l’aventure nord-Américaine ? Quand vous êtes-vous installé au Québec et pourquoi ?

Cydric Féréol: Avant l’aventure nord-Américaine, je vivais en Guadeloupe, j’étais étudiant et c’est après l’obtention de mon baccalauréat Français que je suis venu m’installer ici. En août 2004 je suis venu au Québec pour étudier en informatique. Saveur Soleil vient de célébrer ses 6 ans.

RG: Parlez-nous de ce projet au départ ? De votre vision ? De l’esprit autour de Saveur Soleil ? Parlez-nous de votre clientèle ? De votre cuisine ?

CF: Quand j’ai décidé de me reconvertir dans la restauration j’ai voulu créer un concept innovant et unique. De cette réflexion, est né Saveur Soleil, les délices des Antilles Françaises.
Mise à part notre salle de 30 couverts, nous avons une activité traiteur, des 5 à 7, des ateliers cuisine, des shows live parfois le week-end et des stands dans divers festivals l’été.
Nous participons aussi à des festivals culinaires et importons également quelques produits tropicaux tels que des confitures, boissons exotiques, sauces créoles, etc.

La clientèle est très variée, Antillaise, Française mais aussi Québécoise et tous ceux qui ont soif d’exotisme. La cuisine que nous proposons est authentique, familiale et traditionnelle. Elle se veut un voyage culinaire puisque nous essayons au mieux de recréer saveurs et parfums des Antilles Françaises.

Au-delà de la restauration et du service de traiteur, vous êtes très impliqué au niveau de la promotion et des évènements autour de la Martinique et de la Guadeloupe.

RG: Vous pouvez nous parlez de votre engagement ? De l’importance et des répercussions de votre implication ?

CF: En effet, je suis co-fondateur de Tropikal 97, une association culturelle qui a pour vocation d’organiser des événements autour de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion.

C’est une fierté pour moi de faire découvrir aux Québécois toutes ces cultures lors de mes manifestations. Après 10 années, les contacts et relations dans le monde de la musique sont les répercussions de mon implication, et cela à un niveau international.

Par ailleurs, grâce au restaurant je peux créer des rassemblements comme les soirées tambour Gwoka, poésies, karaoké etc.
Après toutes ces années, on me considère très souvent comme un ambassadeur des Antilles Françaises.

RG: Comment dissociez-vous le rhum de la Martinique et de la Guadeloupe? Que représente-t-il pour vous ? Quelle est la place qu’il occupe chez Saveur Soleil? Parlez-nous de votre carte rhums ?

Par les marques. (rires)

Étant un grand passionné de rhum, je prends plaisir à goûter tous les rhums et je collectionne ceux qui me marquent. Je pense qu’il y a des rhums pour les goûts de chacun.
Les rhums de Guadeloupe ont leur réputation et leurs habitués. De grandes distilleries rayonnent jusqu’à aujourd’hui et font le bonheur de nombreux fans de rhum.
En conclusion, pour moi, les rhums de Guadeloupe sont plus ‘roots’ et plus alcoolisés. J’aime beaucoup Karukera & Bielle.

En ce qui concerne les rhums de la Martinique, je retrouve un large choix (plus de rhumeries en activités) et un raffinement incroyable de certains produits. Les rhums vieux sont tout simplement fabuleux. J’affectionne particulièrement Depaz & Clément.

En somme, je suis fier de pouvoir servir et parler des rhums Agricoles des Antilles au restaurant.
Malheureusement les choix sont très limités à la SAQ. J’ai cependant aussi quelques rhums de mélasse à ma carte, je conseille le Mount Gay XO de la Barbade.

RG: Après 6 ans…Quel bilan tirez-vous de cette aventure Montréalaise ? Avez-vous d’autres projets liés à la gastronomie et à la reconnaissance du savoir-faire Antillais ?

CF: J’adore mon aventure et je ne regrette pas d’avoir franchi le pas. Même si le bilan est positif, il reste beaucoup de travail à réaliser car notre cuisine est encore trop méconnue du grand public.
J’ai l’ambition de continuer la promotion de ce savoir-faire Antillais à travers le Québec.

Saveur Soleil, 1886 Ontario Est, Montréal, QC H2K 1T8

www.saveursoleil.ca

 

A propos de l'auteur



Annie Des Groseilliers, correspondante en Amérique du Nord

Correspondante pour RumGazette sur le territoire Nord-américain et passionnée de vin et de rhum.

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